Parfois, certaines missions confiées à Teréo nécessitent l’usage d’un matériel bien particulier. C’est notamment le cas pour les inventaires faune et flore en milieux aquatiques, comme sur les rivières alpines, les lacs et les étangs. Dans ces milieux vivent des espèces aux biotopes bien spécifiques qui ne sont pas toujours faciles d’accès pour nous, les écologues, qui devons les inventorier, déterminer, compter. Mais alors comment fait-on ?
Le canoë, un moyen de prospection en milieux aquatiques
Une solution d’accès à ces milieux réside dans l’utilisation d’un canoë. Chez Teréo, nous disposons de canoës gonflables biplace qui permettent de se déplacer aisément sur les rivières et les plans d’eau.
L’utilisation de canoë permet par exemple d’inspecter les berges en rivière, à la recherche d’espèces de flore patrimoniale comme la petite massette (Typha minima), de récolter les exuvies des libellules qui s’y reproduisent, d’observer les indices de présences du castor, d’accéder aux bancs alluvionnaires sur les rivières alpines afin d’inventorier la faune et la flore, d’échantillonner et inventorier la végétation aquatique installées dans les profondeurs d’un plan d’eau, etc.
Toutefois l’utilisation d’un canoë demande une certaine logistique.


Les préalables à l’utilisation d’un canoë
Avant de se jeter à l’eau, l’utilisation d’un canoë nécessite une préparation en amont qu’il est important de ne pas négliger :
- Faire les demandes d’autorisation de navigation quand elles sont nécessaires (étang privé, rivière avec hydroélectricité par exemple) et avertir les personnes concernées de la date de navigation.
- Vérifier les débits avant chaque navigation en rivière et se renseigner sur les éventuels lâchers d’eau. Pour cela, Teréo travaille en collaboration avec les compagnies d’hydroélectricité pour être alerté et pouvoir évoluer en toute sécurité sur les cours d’eau concernés.
- Vérifier la météo de la zone d’intervention mais aussi celle du bassin versant. En effet, une montée des eaux peut vite survenir en cas de forts orages sur le bassin versant, en amont de la zone d’étude.
- Prévoir les différents points d’accès d’entrée et de sortie de l’eau. Cela peut nécessiter d’aller faire un repérage au préalable sur le terrain. D’autant que plus l’accès en voiture est proche de l’eau, mieux c’est pour les bras des écologues, car oui, il faut bien porter le canoë gonflé (19 kg !) et le matériel à embarquer jusqu’à l’eau !
- S’équiper correctement avec les indispensables: gilet de sauvetage, lunettes de soleil, casquette/chapeau, crème solaire, sac étanche, pochette étanche smartphone, une corde pour attacher le canoë en rivière, et bien sûr sans oublier tout l’attirail des écologues qui peut varier en fonction de leurs missions : râteau télescopique pour échantillonner la végétation aquatique immergée, aquascope, petite loupe de terrain, pot et sachets de collecte d’échantillons, jumelles, etc.
Une fois toutes ces étapes remplies, les inventaires peuvent commencer.
Des observations insolites
Les prospections en canoë, en plus d’observer la faune et la flore, peuvent être parfois l’occasion de découvertes assez insolites comme ce fut le cas lors de la mission d’inventaire de la faune et de la flore sur l’Isère confiée à Teréo par le SISARC (Syndicat mixte de l’Isère et de l’Arc en Combe de Savoie) en 2025. Les équipes ont pu observer divers objets sur les bancs de l’Isère, notamment des objets qui ont été emportés par les crues de l’Arc à Modane, témoignant de la force des rivières alpines.
Sandy BULTE




