A la recherche des chauves-souris de l’Espace Naturel Sensible de Sillingy

Depuis 2014, TEREO accompagne des étudiants en BTS gestion et protection de la nature de l’ISETA de Poisy pour un projet tutoré sur le thème des chauves-souris. Leur objectif ? : Intégrer la prise en compte des chauves-souris dans le plan de gestion de l’Espace Naturel Sensible (ENS) de Sillingy « Miroir de Faille de la Mandallaz et sites associés » dont le Conservatoire d’Espaces Naturels de Haute-Savoie-ASTERS a la gestion. Quatre promotions se sont ainsi succédées pour remplir cette mission.

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La première étape a été de de faire le bilan des connaissances sur les chauves-souris sur l’ENS et dans un rayon de 5 kilomètres autour. Après avoir contacté les spécialistes locaux, une enquête élargie auprès des habitants a été faite pour tenter de récolter des informations sur d’éventuelles colonies dans le périmètre. Différentes stratégies de communication ont été expérimentées : article dans les bulletins municipaux, affiches, animations auprès des scolaires,… Des visites de bâtiments et d’une champignonnière ont ensuite été réalisées à la recherche de chauves-souris où de leurs indices de présence (guano,…). En plus de quelques bâtiments fréquentés ponctuellement par les chauves-souris, une colonie de reproduction de chauves-souris a été identifiée dans une grande maison traditionnelle de la Balme-de-Sillingy à deux pas de l’ENS. La colonie rassemble des femelles reproductrices de murin à moustaches et est fréquentée ponctuellement par quelques murins à oreilles échancrées (JC Louis, com. pers.).

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La promotion 2017-2018 s’est recentrée sur le périmètre de l’ENS pour définir les capacités d’accueil du site pour les chiroptères et évaluer l’intérêt fonctionnel des différents habitats. Un important travail a notamment été fait sur les forêts pour évaluer leurs capacités d’accueil par le calcul d’un Indice de Biodiversité Potentiel. Une cartographie de l’occupation du sol, intégrant les milieux agricoles et les réseaux de haies, a également été faite pour comprendre comment les chauves-souris utilisent l’espace (routes de vol, zones de chasse,…). Un inventaire avec des détecteurs d’ultrasons a permis de confirmer l’intérêt de l’ENS pour les chauves-souris, en particulier comme zones de chasse. On notera également le passage d’espèces forestières rares comme la barbastelle et le murin de Bechstein.

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La dernière phase, en cours, consiste à exploiter toutes ces données pour faire des préconisations de gestion et de préservation des chiroptères de l’ENS de Sillingy.


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